Les enfants sont les principales victimes des cyclones. Cette année, des élèves du district de Mananjary et Maroantsetra se trouvent dépourvus de salles de classe.
Le passage successif des cyclones à Madagascar, depuis janvier, laisse des victimes. Des milliers d’enfants se trouvent dépourvus d’écoles et sont obligés de faire l’école buissonnière. Le dixième rapport de situation dressé par le bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) et ses partenaires avance des chiffres inquiétants.
Selon ce rapport, quatre écoles ont été touchées par le passage de la tempête tropicale Jade à Maroantsetra. 21 autres ont été endommagées mais restent utilisables malgré leur état délabré. Mais le district de Mananjary a le plus souffert de la situation avec 31 salles de classes décoiffées. « Cette situation laisse des élèves dans le désespoir », explique le chef de district de Mananjary qui essaie de mobiliser les forces vives pour scolariser les milliers d’élèves.
L’Unicef intervient
« La tempête tropicale a été une souffrance pour nous. Cela fait trois semaines que nos enfants ont séché les cours. Nous espérons que la situation se rétablit vite malgré la crise actuelle », se plaint Hélène Randriasoa, une paysanne habitant dans le quartier d’Anosinakoho parmi les quartiers touchés par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le district de Mananjary.
Elle avance que beaucoup de familles ont arrêté d’envoyer leurs enfants à l’école. Cette situation engendre une catastrophe scolaire pour tout le district. Selon le BNGRC, 1395 élèves se trouvent sans classe après le passage de Jade.
L’intervention a été renforcée par l’Unicef pour accélérer le retour en classe de ces élèves. 30 salles de classe seront mises en place temporairement dans ce district pour accueillir 1500 élèves sans classe. Dix-neuf « school in a box » seront offerts avec 10 « recreation kit ». Ces équipements très sophistiqués permettent aux élèves de jouir de leur droit à l’éducation. Le Cluster Education a conduit une mission de suivi sur le terrain au cours de la dernière semaine de mars. La contribution des associations de parents d’élèves, des enseignants et de tout le personnel de l’éducation au niveau décentralisé a été cruciale pour leur intervention.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4291 du 22-04-2009