Sur la partie est, plus exactement à Moramanga et le long de la RN 2, les habitants s’adonnent à la vente de charbon de bois. Le sac est écoulé à 4 000 ariary, ou à 5 000 ariary si le client ne fournit pas de quoi contenir le combustible.
Les chauffeurs de taxi-brousse reliant cette route nationale arrivent à transporter au moins deux sacs par voyage. C’est un de leurs avantages, a avoué l’un d’eux.
Sur la RN 4 au départ de Mahajanga vers la capitale, le charbon de bois est devenu un commerce juteux, notamment à une dizaine de kilomètres d’Ambovondramanesy. Le prix d’un sac de charbon de bois coûte 3 600 ariary.
La dégradation de l’environnement faite par l’homme prend de l’ampleur. L’exploitation ne se limite pas aux combustibles ligneux. La pratique du tavy (culture sur brûlis) dégrade le sol et favorise l’érosion. C’est une des premières activités qui détruit des surfaces importantes de forêt.
L’utilisation des bois de service dans les constructions, dont les échafaudages et l’ébénisterie, constitue la principale cause des coupes. Les feux de brousse sont produits quelquefois par des accidents lors de la fabrication du charbon, ou à la suite d’imprudences des visiteurs, excursionnistes et campeurs. Selon les estimations, 128 000 à 300 000 ha seront détruits chaque année.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4290 du 21-04-2009