La seule entreprise publique de transport ferroviaire se trouve dans une mauvaise passe. Elle n’arrive pas à trouver suffisamment de voyageurs.

Le réseau des chemins de fer Fianarantsoa-Côte Est (FCE) est encore loin de mettre un terme à ses cauchemars, bien que ses infrastructures viennent d’être réhabilités. Le nombre des passagers, en majorité voyageant en première classe, accuse une baisse significative à cause de l’absence de touristes visitant Fianarantsoa et Manakara, ce depuis le début de la crise politique actuelle.
Contrairement aux wagons de marchandises dont le remplissage est assuré par l’abondance des produits locaux régionaux, le transport de voyageurs rencontre de sérieux problèmes.
Depuis la mise en marche de la locomotive récemment réparé et remis en circulation, cette seule entreprise publique qui assure le transport ferroviaire a tout de suite affronté des difficultés financières. Le nombre de passagers de la première classe a chuté de près de 60%.
« Nous avons tout fait pour rattraper le manque à gagner durant la période où nous étions dans l’obligation d’interrompre le voyage en chemin de fer à partir de la fin de l’année dernière. La rentabilité du voyage dépend du nombre des voyageurs, or ceux-ci sont peu nombreux car il n’y a pas assez de touristes », constate Médard Rakotozafy, directeur de la FCE.
Autofinancement
Depuis la disponibilité des deux locomotives dans cette entreprise, la société assure régulièrement trois jours sur sept le voyage vers Manakara. Ce qui n’est plus le cas depuis quelque temps.
Les responsables ont dû annuler le départ du jeudi.
« Les recettes n’arrivent plus à couvrir les coûts, alors que la FCE est un service public et nous avons l’obligation de le maintenir », précise le directeur de la FCE. Cet incident a eu un impact au niveau de la gestion financière de la société du fait qu’elle s’autofinance, surtout en ce qui concerne les salaires de ses employés, en retard de paiement pour le mois de mars.
Malgré tout, le petit train de Pâques reliant la ville de Fianarantsoa à ses périphéries devient une habitude pour les Fianarois et en même temps une occasion de faire un voyage en train. Une augmentation de 50% du nombre de ses passagers a été constatée. Au moins, cela constitue un profit pour la sociéte et une satisfaction des usagers.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4290 du 21-04-2009