C’est l’un des secteurs fortement touchés par la crise suite aux actes de pillage et de vandalisme.

Les centres commerciaux CITIC et SUPREME CENTER, spécialisés dans la vente des matériels informatiques et de la téléphonie, et qui ont été victimes des actes de pillage et de vandalisme le 26 janvier dernier, vont bientôt rouvrir leurs portes au public. Mais seulement une partie des commerçants ont pour l’heure pu réinstaller leurs stands pour accueillir les visiteurs. En effet, il faut réinvestir au moins 300 millions d’Ariary pour reprendre cette activité, explique un opérateur travaillant dans le secteur.

Besoin d’un fonds de roulement

L’aménagement de la boutique qui a été totalement détruite lors du pillage constitue les travaux les plus importants. Il a également fallu attendre quelques mois pour pouvoir reconstituer les stocks. De plus, les procédures d’importation ne sont pas faciles, surtout en cette période de crise. Mais force est de constater que ce ne sont pas tous les commerçants qui ont pu redémarrer leurs activités car certains d’entre eux ont même besoin d’un fonds de roulement, ne serait-ce que pour reconstituer leurs stocks de matériels informatiques. Il y a ceux qui détiennent des stands dans un autre endroit comme à Behoririka et à Analakely leur permettant de poursuivre leur commerce en attendant la réouverture de ces centres commerciaux, qui faisaient partie des joyaux de la Capitale.

Appui de l’Etat

Néanmoins, les opérateurs victimes des actes de pillage attendent toujours l’appui de l’Etat afin qu’ils puissent relancer leurs activités à la normale. « Nous demandons soit le remboursement de nos biens mis à sac soit l’exonération des taxes sur les marchandises à importer jusqu’à concurrence de la valeur des biens pillés et détruits », réclament-ils. D’autant plus que le président de la HAT le leur avait promis.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7812 du 20 avril 2009