Le pays est mal parti. La relance économique, pour laquelle le régime de transition a promis appui et contribution, piétine. Les opérateurs économiques, qui n’ont d’autre choix que répartir à zéro, se demandent comment ils vont faire pour s’en sortir.

Ces derniers s’inquiètent du fait que les réserves de l’Etat, notamment les devises s’épuisent tandis que les recettes ne rentrent pas. Faut-il rappeler que les recettes douanières et fiscales ont été revues à la baisse.
Si nous n’avons plus de devises, seule monnaie de change dont dispose l’économie en cette période post-crise, et qui, il faut le rappeler est tarissable, sauf si les activités génératrices de devises, comme le tourisme ou la filière halieutique, redémarrent au plus vite, Madagascar sera confronté à d’énormes difficultés d’autant plus que les bailleurs de fonds ont décidé de couper les robinets.
A propos de devises, les opérateurs se demandent également si la dépréciation actuelle de la monnaie malgache, une chute un peu trop rapide, n’est pas le fruit d’attaques spéculatives, comme ce fut le cas en 2004 où, les devises coûtaient très cher. Un euro valait par exemple à l’époque plus de 16 000 Fmg.
L’heure est grave. Il est plus qu’urgent de relancer le tourisme, le secteur jugé être le plus facile à remettre sur les rails. Une relance qui permettrait de reconstituer les réserves en devises de la Banque Centrale et de se faire un peu de liquidité pour le pays, et surtout pouvait couper court aux spéculations sur le taux de change. Sinon, l’Etat devrait accélérer les négociations pour que les bailleurs de fonds débloquent à nouveau les financements.

Source @ Moov (Midi Madagasikara – 16-04-2009)