Les riziculteurs des environs de la capitale disent non à l’opération riz à 500Ar le kilo. Ils évoquent le coût de la production qu’un tel prix aux consommateurs ne peut couvrir. C’est une politique démagogique qui étouffe le riziculteur et qui n’encourage guère à la production.

A Alasora, à Anjomakely, à Andoharanofotsy, à Antsahadinta, à Fenoarivo, à Ambohitrimanjaka, à Talatamaty, à Ambohidratrimo, à Mahitsy, une rizière d’une superficie de 10m2, équivalent au travail d’une repiqueuse, engloutit la somme de 30 000Ar. En plus de cela, il faut ajouter les prix de la semence, des fertilisants et de l’appui technique du vulgarisateur. Ces dernières années, heureusement remarquent ces riziculteurs, que les communes ont apporté leur contribution aux paysans riziculteurs en matière de semences et d’intrants.

Quoi qu’il en soit, d’après les explications de ces riziculteurs, il faut que les dirigeants actuels révisent les prix de vente du riz blanchi. Car un kilo de paddy vaut généralement auprès du producteur entre 600Ar et 650Ar le kilo. Or ce kilo de paddy donne, après décorticage ou blanchissement chez les riziers, entre 0,630 kg et 0,690 kg de riz blanc. Bref, à leur avis, le kilo du riz ne devrait pas être de 500Ar mais d’au moins le double du prix du kilo de paddy, soit 1200Ar ou à la rigueur 1000Ar/kg.

L’opération riz à 500Ar/kg a été lancée par le président de la Haute Autorité de Transition aux lendemains de son investiture pour récompenser les couches vulnérables partisanes qui étaient sur la Place 13 mai disent les mauvaises langues. En fait, c’est pour aider les populations des grandes agglomérations en situation difficile à se préserver contre la disette en cette période des pluies. L’opération de prévention a été étendue à l’huile alimentaire dont le prix a été réduit à 2500Ar/litre contre 4500Ar d’habitude.

Extrait Madagascar Tribune – mardi 14 avril 2009