Les membres de la plate-forme des personnes âgées tirent la sonnette d’alarme à la Haute autorité de la transition (HAT).Ils ont émis leurs inquiétudes hier.
Les personnes âgées sortent de leur silence. Une assemblée générale a été organisée hier par la plateforme des associations des personnes âgées à la tranompokonolona Isotry pour tirer la sonnette d’alarme au nouveau gouvernement transitoire.
« Jusque là, rien n’a été fait pour considérer les personnes âgées. Aucune réaction de la Haute autorité de la transition ne nous a été adressée », explique Moks Razafindramiandra, président du Fizoma en précisant qu’une lettre a été déjà adressée à la primature résumant leur situation.
Une quarantaine de présidents d’associations est venue honorer la rencontre. Ils ont émis leur souhait de bénéficier de plus de considération et de participer dans les nouvelles structures existantes. Cette réunion a été une première étape pour leur revendication, la suite dépendra de l’évolution des choses.
Le projet de loi
« Notre préoccupation se porte sur le projet de loi sur le statut des personnes âgées qui n’a pas encore été publiée jusqu’à maintenant. Or, il contient toutes nos desiderata. Nous comptons sur le pouvoir pour accélérer son décret d’application », souligne Moks Razafindramiandra.
Ce projet de loi spécifie le réajustement de la pension alimentaire des personnes âgées et le fonds national de solidarité pour les personnes âgées. Un fonds qui peut aider les artisans sans pension alimentaire.
« Nous avons trop souffert de cette crise sans que personne n’en tienne compte », souligne Eddy Rakotomanana, un quinquagénaire habitant à Analakely qui vit désormais aux soins de ses enfants.
Un autre souci de la Fizoma est que ses membres ne disposent plus assez de droit. « L’exemple le plus près est la distribution de produits de première nécessité moins cher. Les personnes âgées auraient dû bénéficier d’un quota spécial dans une distribution à part au lieu de se mêler dans la foule », avance Moks Razafindramiandra.
Beaucoup d’entre eux ne peuvent plus tenir une journée dans les fils interminables devant les arrondissements.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4277 du 04-04-2009