L’état des rues dans la Cité du soleil, déjà piteux, s’est aggravé après le passage du cyclone Izilda. Les responsables communaux ne semblent pas alarmés.
Les pluies torrentielles causées par le passage du cyclone Izilda, la semaine dernière, ont complètement dégradé plusieurs rues de la ville. Ainsi, le boulevard Philibert Tsiranana se trouve dans un état de délabrement avancé. Les eaux de pluies y stagnent sans que les responsables de la commune urbaine de Toliara daignent prendre des mesures appropriées.
Sous l’effet conjugué des intempéries et de la prolifération des nids-de-poules, la rue en question devient presque impraticable. A cause de la chaussée en constante dégradation, les usagers ont du mal à emprunter cette voie alors que c’est un axe principal menant vers le centre-ville.
Cahoteux
L’état de la chaussée pénalise, notamment, les élèves du collège de « Nid de tout petit », contraints de faire un détour pour contourner cet obstacle afin de pouvoir rejoindre leur établissement situé sur cette artère.
Une virée sur la grande avenue Monja Jaona, bifurquant vers le lycée Laurent Botokeky, montre que les travaux de bitumage, exécutés au mois de décembre, ne semblent répondre à aucune norme. En effet, des tassements du goudron sont visibles à divers endroits, donnant un chemin cahoteux.
« L’entreprise qui a réalisé le bitumage n’a pris aucun soin de dégager la terre après l’excavation de la chaussée. Les canaux d’évacuation n’ont pas été complètement curés », déplore un technicien des travaux publics en retraite.
Cette situation se généralise dans tous les axes routiers de la ville. « Je débourse une bonne partie de ma recette journalière pour couvrir les frais d’entretien de mon véhicule à cause du mauvais état des rues ! », s’insurge un chauffeur de taxi.
Les Tuléarois réclament un peu plus d’intérêt pour leur ville de la part des élus. Ils déplorent l’état désastreux des chaussées, et exigent le bitumage de certains points noirs. « Que son statut de meilleure commune acquis l’année dernière ne soit pas un vain mot », a déclaré l’ex-chef fokontany d’Andaboly.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4275 du 02-04-2009