Des opérateurs économiques manifestent leur désarroi par rapport à l’éventuel retrait de la SADC annoncé lundi, par le président de la Haute autorité de transition Andry Rajoelina.
Tenant à rester dans l’anonymat, ces exportateurs plaident que « cette mesure serait assassine pour nos activités et nos éventuels espoirs de développement ». Et d’expliquer que le marché européen est hors de la portée des opérateurs malgaches non seulement à cause de l’éloignement géographique, mais aussi à cause des normes strictes de qualité qu’exige ce marché. Normes que l’on peut difficilement suivre. Si l’on se tourne vers le marché asiatique, leur production est très élevée et à bas prix, d’où un marché quasiment impénétrable.

Le seul marché accessible
Ainsi, le marché africain est le seul vers lequel les opérateurs malgaches peuvent se tourner, et les facilités douanières pour ce marché constituent un appui primordial pour le développement des opérateurs. Aussi, les exportateurs comme les importateurs soutiennent que le retrait du pays de cette zone serait « une erreur fondamentale ». Certes, « nous avons manifesté une certaine réticence par rapport à l’ouverture à ce marché au début, mais nous avons réalisé à quel point cela était incontournable pour le développement des opérateurs économiques. »
Mais il y a pire !! Beaucoup d’opérateurs ont investi de grosses sommes pour une mise à niveau de leur production avant de faire face à la zone de libre échange. Des pertes colossales et non remédiables vont apparaître si le pays se retire de la SADC.
Etant donné que Madagascar est un pays à vocation agricole, le développement des exportations d’intrants agricoles est une, sinon la seule corollaire pour équilibrer la balance commerciale et la masse monétaire en circulation.

Source @Moov (02-04-2009)