Des écoles d’expressions anglaise et française de la capitale se trouvent en mauvaise posture. Beaucoup de départs
d’élèves étrangers y sont constatés depuis le début de la crise socio-politique.
« Depuis le 27 janvier, 90 élèves et huit enseignants nous ont quittés. Au début de l’année scolaire, nous avons compté 256 élèves, aujourd’hui il ne nous reste plus que 168 élèves », se plaint Jay Long, directeur de The American School of Antananarivo à Ivandry.
Comme la majorité des élèves qui étudient dans cette école sont américains, l’appel de l’ambassadeur Niels Macquardt a beaucoup influencé leur départ. Le directeur annonce que la crise actuelle est pire que celle de 2002 avec le nombre très élevé des ressortissants étrangers qui quittent le pays. Et son école rassemble 38 nationalités.
« Nous craignons une situation chaotique si cela continue alors que beaucoup de nos élèves comptent revenir avec leurs familles », ajoute le responsable. Il annonce que son école a beaucoup souffert de la situation par rapport aux autres lycées.
Épargnées
Ange Peers, une Malgache mariée à un Anglais, souligne de son côté que beaucoup de ressortissants britanniques ont quitté Madagascar avec leurs enfants.
Cependant, des écoles d’expression française sont encore épargnées par ces départs. La responsable pédagogique d’un Collège de France affirme, pour sa part, que pour l’instant aucun élève étranger n’est parti. Il en est de même à l’école de l’Alliance française à Antsahabe.
Toutefois beaucoup de jeunes malgaches dont les parents sont politiciens et célèbres ont également quitté l’île depuis le début de la crise. La plupart essaient de rattraper leurs cours sur Internet. D’autres se sont inscrits dans des écoles de leur pays d’accueil.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4274 du 01-04-2009