Zones reculées. Tout enfant, même les plus démunis et localisés dans des zones reculées, a droit à l’accès à l’éducation pour son avenir.

Les 36 000 enseignants du FRAM qui sont payés, via le fonds catalytique financé par la Norvège, seront dépourvus d’emplois. En effet, la Norvège fait partie des pays qui ne reconnaissent pas ce gouvernement de transition et supprime ses aides pour le pays. Du coup, près de 2 millions d’enfants seront privés d’éducation dans tout Madagascar, a dévoilé un membre du Collectif des Enseignants, hier, lors du rassemblement des manifestants pro-légalistes sur la place de la Démocratie. Pourtant, tout enfant même, les plus démunis et localisés dans des zones reculées, a droit à l’accès à l’éducation pour son avenir.

Tout son possible

Si le régime de Ravalomanana a fait tout son possible pour alléger les charges des parents en supprimant le droit d’inscription des enfants dans les écoles primaires, sans parler de la fourniture des kits scolaires pour les élèves, ce gouvernement arrivé au pouvoir par un coup d’État déguisé a tout supprimé, rajoute encore ce membre du Collectif des Enseignants. En effet, le projet de réforme de l’éducation est actuellement suspendu. Même les enseignants et les enfants dans les écoles privées seront touchés en raison de la suppression des subventions de l’État.

Démocratie sur le long terme

Ce n’est pas tout ! Les étudiants méritants n’auront plus accès aux bourses extérieures allouées dans le cadre de ce projet de réforme de l’éducation, a-t-on évoqué. Les enseignants réclament pourtant l’amélioration du niveau d’instruction des enfants malgaches afin qu’ils ne puissent plus être manipulés comme des instruments politiques faute de connaissance. La mise en place d’une vraie démocratie sur le long terme est basée sur l’éducation, selon eux. Rappelons que les lycéens et universitaires qui sont venus grossir les rangs des manifestants pro-Ravalomanana et anti-TGV à Ambohijatovo témoignent qu’ils sont là par conviction et en connaissance de cause de la crise secouant le pays.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7796 du 31 mars 2009