La célébration du Nouvel an malgache tombe cette année le 26 mars. Dans ce sens, le Trano koltoraly malagasy prévoit diverses manifestations dans la droite ligne des coutumes.

Laissons la tradition énoncer ses leçons ! Si la crise qui prévaut dans le pays domine l’actualité dans presque tous les domaines, certains aspects ne peuvent être ni corrompus ni interrompus par aucun conflit pas toujours gai pour la société.
C’est le cas du Nouvel an malgache qui sera bel et bien célébré le 26 mars, quoiqu’il arrive dans le territoire national. Du côté de la Trano koltoraly malagasy, ce rendez-vous profondément traditionnel sera marqué à Ambohidrabiby, à quelque 20 km de la capitale, sur la RN2, en prenant la bifurcation de Talata Volon’ondry.
« Le choix d’Ambohidrabiby s’explique par le fait que le lieu est considéré comme un des berceaux de la royauté merina. Par ordre d’ancienneté, c’est le second après Alasora », souligne Henri Randrianjatovo, président de la Trano koltoraly malagasy.
Selon celui-ci, la logique de l’ancienneté détermine le choix annuel du lieu de célébration au sein dudit cercle culturel, avec une « première édition » à Alasora en 2008.
Symbole
Précisément, le passage à une nouvelle année lunaire sonnera à 19 heures 7 minutes. Pour les tenants de la tradition, la programmation officielle prévoit une soirée aussi festive qu’instructive. Ce sera une occasion de renoue avec les différents concepts fort symboliques dans la société traditionnelle malgache.
On citera le « safo rano » ou le bain, le « zara hasina » ou le partage mutuel entre parents et enfants, « le nofon-kena mitam-pihavanana », une sorte de banquet populaire.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4262 du 18-03-2009