Le secteur de l’immobilier n’est pas épargné par les crises financière internationale et politique nationale. Les commandes provenant de la clientèle à l’étranger sont en chute libre.
Période noire pour les agences de construction immobilière. Depuis le début de l’année, les projets de nouvelles constructions sont quasi-inexistants. La diaspora malgache, qui constitue près de 40 % de l’ensemble de la clientèle, a dans sa majorité suspendu les commandes à cause de la crise financière.
« Des Malgaches vivant à l’extérieur sont touchés par la crise financière, leur budget consacré à un nouvel habitat reste restreint. Beaucoup préfèrent mettre de l’argent de côté pour d’autres projets plus prioritaires », avance Badi Rasandratanarivo, responsable de Nadiv promotion.
L’insécurité qui mine le pays depuis le début de la crise politique au mois de janvier aggrave la situation.
Lenteur administrative
« La conjoncture actuelle décourage le transfert d’argent chez la diaspora. Les clients doutent du bon fonctionnement du système. Si auparavant nous recevons une cinquantaine de commandes par an, cette fois-ci, nous craignons le pire », annonce pour sa part Eugène Randriamiandrisoa, directeur général de Trano Mora Vidy. L’obtention des pièces nécessaires, entre autres le permis de construire et le plan de terrain, s’avère difficile. Les responsables administratifs effectuent actuellement un service minimum, réduisant leurs heures de travail.
Les gérants d’agence adoptent une nouvelle stratégie pour intéresser de nouveau les clients de l’étranger. « Dès le mois prochain, nous allons envoyer un émissaire à l’extérieur pour prospecter les clients malgaches et étrangers désirant posséder une maison à Madagascar. Nous serons alors fixés sur la potentialité de la diaspora », affirme Badi Rasandratanarivo.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4261 du 17-03-2009