Les organismes internationaux s’efforcent de rester à Madagascar malgré la conjoncture politique. La plupart ont du mal à mener à bien leurs activités. La crise politique actuelle coûte cher aux organismes internationaux qui interviennent à Madagascar. Depuis quelque temps, le programme de leurs activités annuelles a été perturbé.
«Notre projet a rencontré des difficultés à cause de la suspension de certains financements. Nous avons dû fermer notre siège au Bureau municipal d’hygiène transféré temporairement dans notre bureau de liaison», souligne le chargé de communication de Life Giving Water.
Certains souffrent déjà de la suspension de leur financement. Comme Médicap International qui, selon son directeur Fidollin Andrianasolo, a dû suspendre momentanément des projets faute de budget de fonctionnement.
Optimisme
«Les déplacements prévus dans les provinces ont été également reportés jusqu’à nouvel ordre à cause de l’insécurité», explique un de ses responsables.
D’autres tentent de s’adapter à la situation tout en restant optimistes. «Le moment n’est pas propice pour se prononcer car nous sommes dans une période où les organismes essaient de dresser leur plan de travail annuel. Pour l’instant, tout se déroule comme prévu», commente Zoé Rasoaniaina, chargée de communication au sein du système des Nations unies à Madagascar.
Quelques organismes essaient de répondre présents malgré les appréhensions liées à la sécurité et aux moyens de transport souvent aléatoires. «L’équipe de WaterAid veut assurer ses activités dans la mesure du possible. Sur le plan organisationnel, la période actuelle est surtout celle des réceptions techniques des travaux de l’année dernière et de la planification», indique Aurel Rabehanta, chargée de communication.
Selon un expert socio-économique, la crise socio-politique a jeté dans le gouffre beaucoup d’organismes déjà mal en point à cause de la crise financière mondiale.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4260 du 16-03-2009