Les hôteliers dans l’embarras total. Avec la crise actuelle qui a conduit à la fermeture de certaines infrastructures hôtelières ou a une compression de personnel, les hôteliers craignent le pire, c’est-à-dire l’annulation du sommet de l’Union africaine en juillet. Ces derniers ont cru à ce grand évènement pour booster le nombre d’arrivées des visiteurs.
Près d’une dizaine d’hôteliers ont été séduits par l’appel du gouvernement de multiplier le nombre de chambres notamment dans la Capitale. En contrepartie, ces hôteliers devront bénéficier dans un premier temps d’une détaxation des matériels importés et après d’un remboursement de la TVA.
De ce fait, des propriétaires ont contracté des prêts auprès des banques afin de pouvoir réaliser un projet de construction, d’extension et de rénovation. La peur gagne aujourd’hui ces opérateurs de ne pouvoir rembourser si le Sommet venait à être annulé. « Nous avons tout misé sur ce Sommet. C’est une occasion pour le pays d’accueillir un grand nombre d’invités, c’est pourquoi nous avons concrétisé notre projet d’extension. En cas d’annulation du projet, nous aurons une grosse difficulté pour rembourser les prêts car déjà, la crise a fortement frappé notre trésorerie », avance une gérante d’hôtel en extension au centre ville.
Promotion touristique
Le remboursement de la TVA par l’Etat reste aussi incertain. « La situation empire, beaucoup craignent que l’Etat ne puisse honorer ses engagements », soutient-elle.
En effet, un grand nombre d’invités, composés des chefs d’Etat africains ainsi que de leurs délégations respectives est attendu, pendant le Sommet.
Pour les professionnels du tourisme, c’est une grande opportunité pour la promotion de la destination pour les années à venir. Le besoin en chambres est estimé à 4 000 chambres pour la tenue de cet évènement.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4253 du 07-03-2009