Le chômage technique constitue de plus en plus une alternative pour les entreprises pour faire face à la crise actuelle.
Marasme dans le monde des affaires. Depuis une semaine, 10 sociétés par jour ont recours au chômage technique selon les informations qui émanent du Ministère du travail, de la fonction publique et des lois sociales. Outre la crise financière internationale qui présente des impacts importants sur leurs commandes, notamment au niveau des zones franches, la crise politique actuelle étrangle la trésorerie des entreprises.
Les sociétés franches procèdent en général à un chômage technique par vagues selon le volume des commandes. « Une entreprise franche peut envoyer chaque semaine des employés en chômage technique. Et même si les composants de la première vague n’ont pas repris leur travail, elle peut envoyer une deuxième, voire d’autres vagues en chômage technique. C’est entièrement leur droit », explique Olivier Razafindralambo, directeur régional de l’emploi.
Les employés en activité reçoivent leurs salaires en fonction du volume de travail achevé.
Suite à l’annulation de l’arrivée des touristes, tous les secteurs relatifs au tourisme entre autres l’hôtellerie, les sociétés de location de véhicules ont aussi envoyé leurs employés au chômage technique.
Pour l’hôtellerie, le chômage touche une partie ou la totalité du personnel selon les départements. Pour la plupart, 50 % des employés ont été envoyés en chômage pour une durée ne dépassant pas les six mois.
Quinze jours de travail
Les 50 % restants sont répartis dans deux groupes travaillant chacun pour une durée de 15 jours.
L’objectif est de réduire les charges tout en aidant les employés. « C’est difficile de se retrouver sans emploi en cette période. Cependant, nous devons diminuer nos charges. D’où le chômage partiel », avance le gérant d’un grand hôtel de la Capitale.
Dans le cadre de la réduction des dépenses, des hôtels condamnent des étages ou des parties de leurs bâtiments. L’électricité y est coupée et tous les services y sont suspendus.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4250 du 04-03-2009