Selon les informations recueillies par les journalistes auprès de la compagnie nationale Air Madagascar, le nombre de passagers a diminué de 50%, obligeant la Compagnie nationale à réduire la fréquence des vols long courrier. La ligne Antananarivo – Paris qui est couverte d’habitude quatre fois par semaine ne l’est plus que deux fois par semaine aujourd’hui. Les hôtels restaurants ne sont pas épargnés par la crise. L’Hôtel de France sis en plein centre ville de la capitale par exemple estime qu’il accuse une perte de 60 millions d’Ariary depuis le début de la crise. Les touristes ont déserté le pays et les restaurants fonctionnent à peine.

Le transport de passagers au niveau national, très affecté

La décision de trêve et de mise en œuvre des négociations a été accueillie favorablement dans le milieu des opérateurs et groupements d’entreprises. Il en est ainsi du Fivondronan’ny mpandraharaha malagasy (FIVMPAMA) et du Groupement des entreprises de Madagascar ou GEM. Ces groupements sont prêts à participer à l’élaboration d’un plan de relance.

Il faut avouer que les dégâts engendrés par la crise sont de plus en plus insupportables.

Les coopératives de transport de passagers au niveau national se plaignent des conséquences de la crise dans leurs activités. Le nombre de passagers a diminué de 70% depuis le début de la crise et le nombre de véhicules en circulation a été réduit de moitié dont une partie n’arrive même pas à remplir les sièges.

Extrait Madagascar Tribune – mardi 24 février 2009