Des communes d’Androy et d’Anosy ont été déclarées en situation de difficulté alimentaire au mois de décembre. La rechute est à craindre.
L’insuffisance des pluies dans la partie sud de l’île affecte depuis toujours la population. Selon une dernière enquête effectuée par l’Office national de nutrition (ONN) et ses partenaires, 31 communes dans la région Androy et Anosy sont déclarées en situation de difficulté alimentaire.
Les critères d’évaluation de cette disette sont en premier lieu basés sur la malnutrition des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes. « Il n’y a pas encore de chiffres officiels, mais l’alarme a été donnée par la découverte d’enfants sous-alimentés au niveau des Centres de récupération et d’éducation nutritionnelles aiguës et sévères (Crenas) », soutient un responsable du Bureau national de la gestion des risques et catastrophes (BNGRC).
L’ONN, responsable des investigations, n’a pas encore révélé jusqu’ici les résultats, notamment le pourcentage de la malnutrition. Malgré tout, « aucun signe de crise nutritionnelle n’est à déclarer pour le moment », selon un communiqué conjoint du (BNGRC) et ses partenaires, comme l’ONN et autres. Une nouvelle enquête se fera à partir du mois de mars, après la sortie des résultats du système d’alerte précoce.
« Là, nous pourrons avoir de nouvelles bases de données en termes de malnutrition et de difficulté alimentaire. D’autres actions seront menées en fonction des résultats », poursuit le responsable du BNGRC.
Aide accrue
Un problème est pourtant à craindre face à cette situation dans le sud en absence de suivi. « La situation actuelle peut s’aggraver sans action immédiate. Nous avons mis en place une réponse rapide face à cette précarité de la situation dans le sud », poursuit le responsable au sein du BNGRC. De son côté, le Programme alimentaire mondial, en collaboration avec ses partenaires comme Care International et Adra, vont mettre en place une deuxième vague d’interventions à travers des activités de Vivres contre travail (VCT). Celui-ci cible 99.000 bénéficiaires avec 1575 tonnes d’aides alimentaires dans le district d’Amboasary qui fait partie de la zone d’intervention de Care International, Ambovombe et Tsihombe.
L’ONN en collaboration avec le ministère de la Santé et l’Unicef, ont déjà redynamisé les Crenas existants et prévoient d’en ouvrir d’autres dans les Centres de santé de base des districts concernés.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4242 du 23-02-2009