Madagascar devient une zone rouge pour les touristes étrangers à cause de la crise politique actuelle. 

Quand on parle du secteur du tourisme, c’est le chaos total, même dans les sites touristiques les plus appréciés par les visiteurs en raison de cette crise qui prévaut dans le pays. A Taolagnaro qui devient maintenant un pôle de croissance économique avec l’avènement du grand projet minier QMM, les établissements hôteliers n’arrivent plus à fonctionner normalement faute de clients. Du coup, ils sont obligés de licencier leur personnel, atteignant des dizaines d’employés par société, a-t-on appris de source auprès de la Chambre du Commerce et d’Industrie sur place.

Réduction du nombre de vols

Au niveau des Tours Opérateurs, de nombreuses réservations des touristes prévues pour le mois prochain sont toutes annulées. En deux semaines, aucune voiture de location n’a été mobilisée pour réaliser le circuit dans le Sud. Pourtant, la situation politique est encore calme dans la région de l’Anosy. En fait, Madagascar devient une zone rouge pour les touristes étrangers compte tenu de la situation politique actuelle. Même les compagnies aériennes ont réduit presque de moitié le nombre de leurs vols desservant Fort-Dauphin faute de passagers. Regroupé avec Toliara, on n’y enregistre plus maintenant que 3 vols par semaine au lieu d’un vol par jour. Les acteurs de développement locaux se plaignent car de nombreuses promotions de la destination Sud ont été effectuées à l’extérieur pour attirer les touristes. Ces efforts sont restés vains à cause de la crise actuelle. Les opérateurs pénalisés réclament à tout prix que celle-ci soit résolue le plus vite possible.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7762 du 18 février 2009