Taxis-ville. Les taximen tout comme les autres acteurs effectuant une profession libérable sont victimes de cette crise politique. 

« Nous voulons la paix et le retour à la vie normale ». C’est ce que réclament à haute voix les chauffeurs de taxis-ville dans la Capitale. En effet, ils se sentent tellement victimes de la situation politique qui prévaut depuis des semaines dans le pays. « Les recettes obtenues dans la journée ne nous permettent plus de couvrir les versements d’une valeur de Ar 10 000 à payer au propriétaire de la voiture », a témoigné Jérôme, un chauffeur de taxi. Le nombre des clients a diminué considérablement.

Rareté des clients

Raison pour laquelle, les taximen préfèrent garer leurs voitures devant le stationnement qui leur est réservé pour attendre les clients au lieu de rouler partout. Cela permet en plus d’économiser autant que possible les carburants. « Même si les prix des carburants ont connu une baisse, cela n’arrive pas à résoudre nos problèmes parce que ce sont les clients eux-mêmes qui ne viennent pas », nous a-t-il confié. Et lui de rajouter que c’est rare de trouver plus de deux passagers en une journée. Quant à Herinaivo, un autre taximan en plein centre ville, il doit encore 35 000 Ariary à son patron, soit les versements pour plus de trois journées, faute de suffisance de recettes enregistrées. Mais hier vers 17heures, il n’a gagné qu’un bénéfice de Ar 3 000.

Couvre-feu

« J’ai dû aménager mon revenu afin de payer les écolages de mes enfants tout en réglant une avance de mon loyer à la fin du mois », a-t-il raconté. Maintenant, « le propriétaire de notre maison commence à  faire un pré-avis pour nous renvoyer », s’est -il encore exprimé,et ce, dans un état de détresse. En fait, cette crise politique a des impacts négatifs considérables pour les taximen à l’instar des autres acteurs qui effectuent une profession libérale ainsi que ceux victimes des actes de vandalisme et de pillage. Ces premiers même, les chauffeurs de taxis sortant la nuit sont obligés de travailler dans la journée en raison du couvre-feu. Quand est-ce que la situation va revenir à la normale ? se demandent-ils.   

Extrait Midi Madagasikara –  Parution N° : 7757 du 12 février 2009