Conjoncture. L’heure était au travail et à la reconstruction hier dans la Capitale.

 

Une journée de travail. Celle d’hier l’était pour les Tananariviens qui ont pour la plupart vaqué à leurs occupations quotidiennes. La vie socio-économique suit son cours normal puisque malgré l’appel du Maire Andry Rajoelina, les fonctionnaires ont travaillé, de même que les écoles nationales et même étrangères (française, américaine). Alors que dans les magasins et centres commerciaux, on commence déjà la réhabilitation, les  services publics et privés sont de nouveau assurés.

« C’est bien de reprendre les activités, mais ce ne sera pas facile » déclare cet opérateur qui se trouve confronté à différents problèmes, comme l’approvisionnement de son magasin d’électronique et de meubles. « Nous sommes obligés de batailler dur avec les assurances qui refusent de couvrir les dommages causés par les émeutes » déclare-t-il en souhaitant que le gouvernement traduise réellement en actes concrets, les promesses d’appui financier. Mais en attendant ces appuis, certaines boutiques commencent à rouvrir. « Avec les moyens du bord, j’ai décidé d’ouvrir demain (aujourd’hui), puisque malgré tout, mes clients ont besoin de nos produits et services ». 

Aucune crainte. Les usagers se sont, par ailleurs réjoui du fait que les banques primaires assurent de nouveau à 100% les services, surtout les versements et retraits d’espèces. Les distributeurs automatiques de billets sont toujours assaillis par les clients des banques. Toutes les stations-service sont également ouvertes et il n’y a plus de système de limitation de la quantité de carburants à livrer par voiture. Sur ce point, un distributeur nous a déclaré qu’il n’y a aucune crainte en ce qui concerne l’approvisionnement. « La prochaine livraison aura lieu vers mi-février et normalement, il n’y aura pas de changement de prix ».

Quoiqu’il en soit, dans le milieu économique, on se réjouit de ce début de reprise des activités économiques, surtout dans la capitale. L’on annonce par ailleurs que normalement, le dédouanement des marchandises reprend, ce jour au port de Toamasina. Une nouvelle qui démontre que la reprise des activités économiques est réelle et que malgré la crise, les Malgaches croient encore en un lendemain meilleur pour le pays.

 

Extrait Midi MAdagasikara – Parution N° : 7749 du 3 février 2009