La campagne de recrutement de personnel destiné à travailler dans les hôtels de luxe, qui sont en construction à différents endroits de la capitale, semble vouée à l’échec. De l’avis des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration du pays, il sera difficile de trouver les centaines de personnes qualifiées et capables d’offrir les services exigés pour des hôtels de 4 ou 5 étoiles. Effectivement, de source informée, l’on apprend que les entretiens pour le recrutement de ces employés qualifiés devaient se dérouler hier.     

Des centaines à recruter

Madagascar va-t-il encore une fois importer des compétences pour travailler dans les hôtels 4 et 5 étoiles qui sont en chantier en ce moment au vu du Sommet des Chefs d’Etats africains ? Cette réunion importante, rappelons-le, se tiendra au mois de juillet prochain à Antananarivo. C’est la question que se posent certains opérateurs hôteliers de la place. En effet, les professionnels de l’hôtellerie, déjà opérationnels en ce moment, affirment éprouver d’énormes difficultés pour trouver du personnel qualifié pour leur établissement et en trouver rapidement des centaines, dont 200 pour une première vague, pour les nouveaux hôtels de luxe, semble impossible.
Même sans le sommet des chefs d’Etats ni des nouveaux établissements hôteliers de standing, le besoin en personnel qualifié des opérateurs du secteur déjà établis reste non satisfait. «La situation est telle que même pour trouver une femme de chambre qui connaît bien son métier, lorsqu’il est question d’hôtel de haut standing, les promoteurs hôteliers doivent dénicher la perle rare», nous fait remarquer un hôtelier bien connu de Tana. Il fait savoir également que les étudiants sortants de la seule école hôtelière de Madagascar sont loin de convaincre les opérateurs. Nous sommes obligés de former notre propre personnel, ajoute-t-il. Il faut noter que pour former du personnel qualifié apte à servir dans des établissements 4 ou 5 étoiles, il faut au mois deux ans.   
Alors, si il est pratiquement impossible de trouver des employés disposant des qualités requises par les hôtels de luxe, en former en mois de six mois s’avère également impossible.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7730 du 12 janvier 2009