La pratique du «tavy» perdure dans le district d’Anosibe An’Ala. Les paysans n’hésitent pas à incendier des étendues forestières pour les cultures sur brûlis.
Les villageois, en majorité des cultivateurs, se lancent dans une destruction sans relâche des espaces forestiers pour gagner plus de terrains, afin de pouvoir survivre.
« Par ici, nous n’avons pas assez d’étendues plates cultivables comme ailleurs. C’est pourquoi nous défrichons les montagnes. Pour cela, le feu est jusqu’ici la solution pour faciliter les travaux », se justifie un paysan.
Ainsi, la route se retrouve parfois entre deux rideaux de feu, tandis que le ciel de couleur rougeâtre est obscurci par une fumée noire.
« Pour nous, nos ventres passent en premier, et non pas ceux des oiseaux ou bien les bestioles qui vivent dans la forêt. Ils peuvent partir ailleurs parce que c’est nous les citoyens », continue un autre, manifestement bien dans ses convictions.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4139 du 22-10-2008