Ce responsable des opérations internationales du groupe Crédit agricole estime que la BNI Madagascar résistera à la crise financière.

• Etes-vous venu à Madagascar pour rassurer vos équipes locales face à la crise financière mondiale ?
Non, pas du tout. Mon voyage à Madagascar est programmé depuis plusieurs mois. Je m’occupe de toutes les opérations internationales du groupe Crédit agricole. De par mes fonctions, je suis venu dans la Grande île pour constater les progrès accomplis et voir aussi la situation sur le terrain.

• Justement, comment voyez-vous les impacts de la crise à Madagascar ?
C’est sûr que l’économie mondiale en sera affectée. Mais je pense que Madagascar possède une économie qui se porte bien avec un taux de croissance positif. De même, il existe des secteurs qui attirent les investisseurs et qui peuvent jouer le rôle de relais de croissance, comme l’exploitation minière par exemple. L’hôtellerie connaît également un dynamisme particulier à l’heure actuelle. Je ne vois pas de signes laissant prévoir une défaillance de l’économie malgache à cause de la crise.

• Et pour la banque BNI Madagascar en particulier ?
La BNI Madagascar est déjà extrêmement solide, et elle appartient à un groupe financièrement bien assis et capable de faire face à la crise. Le Crédit agricole emploie à l’heure actuelle 30 000 personnes et dispose de 2 000 agences à travers le monde. Nous envisageons l’ouverture de 200 autres dans les deux années à venir. A Madagascar, nous comptons 27 agences dont 15 en province.

• La microfinance est en plein essor à Madagascar, est-ce une menace pour les banques ?
La microfinance est complémentaire aux missions des banques. Les institutions de microfinance proposent des produits différents des services offerts par les établissements bancaires. Ces produits sont accessibles à des personnes n’ayant pas accès au système bancaire. Les clients des institutions de microfinance pourront plus tard avoir recours aux services de la banque pour développer leurs activités. Je fais allusion aux crédits à l’exportation, par exemple.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4132 du 14-10-2008