REBOISEMENT. L’origine des graines et plants utilisés par les pépiniéristes privés est souvent méconnue.

Les semences forestières produites par les acteurs de la filière autres que le Silo National des Graines Forestières (SNGF) sont loin d’être normalisées. En effet, elles font l’objet de cueillettes sans aucune opération de sélection des pieds semenciers et des peuplements à graines. L’objectif de ces cueillettes est axé uniquement vers la quantité qui n’est malheureusement pas le garant de la réussite des plantations futures. Raison pour laquelle, l’adoption des normes de production de semences forestières suivant le système OCDE est maintenant de mise pour mieux réussir les opérations de reboisement et de reforestation, a expliqué Lolona Ramamonjisoa, directeur du SNGF.

Identifier les sources de graines

Cette décision est prise suite à une réunion des délégués des vingt pays membres de ce système dont Madagascar. Notons que la Grande île figure parmi les seuls trois pays africains ayant adhéré à ce système OCDE pour le contrôle des matériels forestiers de reproduction comme les graines et les plants forestiers. Il est vrai que la multiplication des pépiniéristes privés est plus qu’indispensable dans le pays afin d’assurer l’approvisionnement en plants des reboiseurs. Cependant, l’origine des semences utilisées autres que celles approvisionnées par le SNGF reste complètement méconnue, selon Lolona Ramamonjisoa. Ainsi, le SNGF en partenariat avec les 22 directions régionales de l’Environnement sensibilisera toutes les pépiniéristes sur la normalisation des semences pour mieux identifier et sélectionner les sources de graines à utiliser pour le reboisement. En effet, «un mauvais arbre ne peut pas produire de bons fruits », selon la Bible.

Extrait Midi Madagasikara –   Parution N° : 7652 du 9 octobre 2008