Afin de marquer le 45ème anniversaire de l’adhésion de Madagascar à la Banque mondiale (Septembre 1963 – Septembre 2008), le bureau local de cette institution a soutenu la publication d’un ouvrage qui sera intitulé « Regards malgaches sur le développement ». Les textes de cet ouvrage ont été remis lundi dernier par l’équipe de rédaction de Robert Blake, Country manager de cette institution, quelques heures avant son départ définitif de Madagascar. « Nous attachons beaucoup d’importance à la voix de la société civile, et c’est pour cela que nous avons sollicité la collaboration du Think tank Diogène pour produire ce livre », a souligné Bob Blake.

Cercle de réflexion

Le Think tank Diogène est un cercle de réflexion créé il y a quelques mois. Sous la direction du politologue Amédée Andriamisa-Ramihone, ses membres ont produit bénévolement une quinzaine d’articles sur une vision malgache des problématiques du développement. « Diogène ambitionne d’être perçu comme une force de propositions objective mais non complaisante, et c’est donc autour de ce positionnement que les articles ont été rédigés », a expliqué Andriamisa-Ramihone. Les sujets traités concernent la gouvernance, la sécurité, l’économie, la lutte contre la pauvreté, la culture, les enjeux démographiques, le développement rural, le secteur privé ou le développement durable.

Plume

L’autre grande partie de ce livre relatera les relations depuis 45 années entre Madagascar et la Banque mondiale, sous la plume de Jocelyn Rafidinarivo. « La Banque mondiale peut apporter un appui, mais la responsabilité d’un cadre économique et politique incitatif à la croissance est d’abord de la responsabilité du gouvernement et de la population du pays concerné », a souligné Robert Blake, en réponse à une question sur le niveau de pauvreté à Madagascar malgré 45 années de partenariat avec son institution. Dans quelques semaines, le livre est prévu être distribué gratuitement à Madagascar et dans le monde auprès d’une liste de distribution ciblée : gouvernement, parlementaires, presse, secteur privé, bailleurs de fonds et institutions internationales.

Extrait Madagascar Tribune – jeudi 9 octobre 2008