Aucune statistique officielle n’est encore disponible. Les opérateurs touristiques se disent satisfaits des mois de juillet et août.

La haute saison, la période incluant les mois de juillet et août, a été très profitable pour les opérateurs touristiques. Les professionnels du voyage font savoir que les sites touristiques de l’île ont été envahis par les touristes durant ces deux derniers mois. «Malgré, une conjoncture internationale assez difficile, on peut dire que Madagascar a trouvé son compte pour ce qui concerne les mois de juillet et août», devait indiquer un responsable de tour opérateur de la place.

Plus de peur…

Positifs, les opérateurs touristiques le sont. «Nous craignions que la crise mondiale qui planait à l’échelle planétaire allait causer des dégâts dans le secteur touristique mais nous avions plus de peur que de mal», confie notre interlocuteur. Celui-ci ira même jusqu’à dire que les perturbations venaient plutôt du chamboulement des vols de la compagnie aérienne Air Madagascar, plutôt que de la crise mondiale. En effet, certains professionnels se sont plaints des impacts des annulations de vols du transporteur aérien durant les six premiers mois de l’année. Cela avait entraîné des annulations de réservation des clients de certains tours opérateurs.

Mais dans la globalité, les sites touristiques du pays ont tous connu un bon niveau de fréquentation. Isalo, le parc national qui attire chaque année le plus de visiteurs a connu une excellente haute saison. De même, les opérateurs touristiques des autres sites comme Nosy-Be ; Morondava… n’avaient pas chômé durant la période de juillet et août. Mais le mérite revient à l’île Sainte-Marie, qui malgré les dégâts causés par le passage du cyclone Yvan, a vécu une saison touristique respectable. On peut dire que cette destination touristique très prisée pour ses baleines à bosse, a réussi à faire oublier les six premiers mois de l’année pendant lesquels, les promoteurs hôteliers n’avaient fait que reconstruire leurs établissements. Qui aurait cru que Sainte-Marie allait se relever aussi vite ? Le problème pour cette petite île située à l’est de la Grande Ile est la campagne de désinformation dont elle fut victime.

Bien que nous ayons déjà tout fait pour reconstruire Sainte-Marie, certaines personnes s’amusaient à véhiculer des informations visant à faire reculer les touristes», s’est plaint un hôtelier. Mais tout est bien qui finit bien, Nosy Boraha est de nouveau sur les rails.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7626 du 9 septembre 2008