La sécurisation du transport maritime crée de nouveaux problèmes à Sainte-Marie. Les usagers veulent un surplus de poids de bagage autorisé.
Un certain mécontentement apparaît à Sainte-Marie. Les voyageurs, désirant prendre le bateau pour la traversée entre Soanierana Ivongo et cette île, se plaignent de la nouvelle mesure prise par le ministère des Transports. Le droit de bagages accordé aux passagers est vivement contesté.
« Je ne critique pas la décision, car elle tient compte de notre sécurité, déclare Sely, commerçant à Ambodifotatra à Sainte Marie. Mais la limitation du poids des bagages nous pose un énorme problème ». Comme nombre de ses pairs, il réclame la révision de la décision ministérielle.
Un fonctionnaire de passage à Antananarivo livre aussi sa version. « La fermeté de l’administration est bien accueillie à Sainte-Marie, sauf qu’elle perturbe un peu la vie quotidienne des habitants. Les autorités doivent trouver une autre solution pour résoudre ce problème », dit-il.
Le ministère des Transports a pris des mesures sévères pour la navigation sur le littoral Est, notamment pour la liaison entre l’île Sainte-Marie et les autres localités dans les régions Analanjirofo et Sava. Elles font suite aux accidents mortels, dont celui survenu au bateau Tropicana II qui a sombré près du Cap Masoala en juillet.
Galère
La décision est effective depuis le 4 août. Dès lors, un passager n’a droit qu’à des bagages ne dépassant pas 25 kg s’il prend la vedette rapide, et 30 kg s’il veut voyager par boutre. « Aucun excédent n’est toléré même si on est prêt à payer le surplus de poids », s’insurge Sely.
De même, certains bateaux sont mis hors navigation depuis le début du mois d’août, faute de satisfaire aux critères de régularisation requis.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4094 du 30-08-2008