La sixième édition du festival « Aro Fototse » est l’occasion de partir à la découverte des arts divinatoires du Sud. C’est cet après-midi au Cemdlac.
De toutes les astrologies qui ont cours à travers le monde, celle des Antandroy a cette particularité d’être puissamment ancrée dans chaque moment de l’existence. Pour donner à leurs enfants des noms qui portent chance (anaram-bitana), les Antandroy font toujours appel à des ombiasa, à la fois voyants, astrologues et guérisseurs.
Trois fonctions qui leur donnent le pouvoir d’agir sur l’avenir des natifs de cette partie de l’île. C’est un des passionnants aspects de la culture Antandroy que Jean Gabin Fanovona, alias Vaovy, et Monja Manintsindava aborderont cet après-midi au Centre malgache des loisirs et des activités culturelles pour la sixième édition du festival Aro Fototse. Ce dernier est initié par l’association Sairy regroupant les artistes issus du Sud.
Nom de guerre
« Ces pratiques sont toujours en vigueur dans cette région, explique Vaovy. Les Antandroy ont chacun un nom de guerre destiné à leur porter chance. Les voyants leur attribuent même des pierres et autres fétiches porte-bonheur.» Dans cette astrologie si particulière, un voyant conseillera par exemple le quartz rouge à un natif du signe de la Balance pour le protéger en toute circonstance.
La science des graines est aussi une pratique courante chez les devins Antandroy. Une héritage de la géomancie arabe qui s’est transmise ici au hasard des rencontres. En plus de la musique, le Sud possède une richesse culturelle inégalable. Le public en aura quelques aperçus à travers les prestations d’artistes comme Betohaka, Arembelo, Rakoto Frah Junior ou Longo Magnanila qui se produiront à partir de 14 h 30. Pour en savoir plus sur cette culture, un ouvrage sur l’astrologie et le calendrier ancestral du Sud sortira d’ici peu.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4085 du 20-08-2008