Le ministre du Tourisme a assisté à l’assemblée générale de l’Office national du tourisme qui s’est tenue vendredi. Une façon de marquer l’importance de ce secteur.
La hausse de la vignette touristique est maintenant à l’étude au sein du ministère de l’Environnement, des forêts et du tourisme. La proposition émane de l’assemblée générale du conseil d’administration qui s’est tenue vendredi, à l’Institut national du tourisme et de l’hôtellerie à Ampefiloha. Le ministre Harison Edmond Randriarimanana était présent à cette occasion.
L’augmentation de la vignette avait été abordée par les opérateurs auprès du chef de l’État, Marc Ravalomanana, le 14 juin à Iavoloha, lors du petit déjeuner de travail.
Le président de la République n’était pas contre cette proposition, mais il a souligné qu’elle doit avoir l’aval du ministère avant d’être appliquée. De nouvelles propositions de tarifs ont finalement été votées à l’unanimité par les représentants des divers offices régionaux et d’autres entités liées au secteur tourisme, lors de l’assemblée générale de vendredi. «Face à la conjoncture actuelle, cette révision à la hausse de la vignette touristique permettra aux offices de mieux promouvoir et mieux vendre leurs destinations », estime un responsable du ministère du tourisme.
Concernant la hausse, elle touchera toutes les catégories d’hôtel, du ravinala au 5 étoiles. La balle est maintenant dans le camp du ministère de tutelle pour la mise en application des nouveaux tarifs.
Secteur porteur
Autre nouveauté à l’issue de cette assemblée générale est l’idée d’aligner le secteur tourisme au même rang que les industries exportatrices. « Cette décision est tout à fait légitime car le secteur tourisme apporte beaucoup à l’économie malgache. C’est la filière qui a le taux de croissance le plus élévé et elle est considérée comme une industrie », précise Sonja Ranarivelo, représentant du Go To Madagascar.
En effet, la prochaine loi sur les investissements définira le sort du secteur tourisme, mais pour le moment elle est entre les mains des parlementaires. Toutefois cette idée fait son petit bonhomme de chemin et les avantages que procure ce secteur dans le cas où il sera considéré par l’État comme secteur porteur font déjà saliver les opérateurs. Bénéficier des régimes et des avantages fiscaux sera un atout de plus pour eux.
Le président de l’Office national du tourisme, Joël Randriamandranto, reste cependant prudent à ce sujet.

Extrait de l’Express de Madagascar – Edition n° 4072 du 04-08-2008