Reforestation de la biodiversité. A la différence d’un simple reboisement, c’est une restauration de la forêt naturelle. 

Un projet de restauration de la biodiversité du corridor forestier Mantadia-Vohidrazana appelé communément TAMS est lancé dans la région d’Alaotra Mangoro. Il s’agit notamment de la plantation d’une centaine d’espèces autochtones sur une superficie totale de 851ha dans un délai de 14 mois en vue de restaurer la forêt naturelle détruite par le déboisement ou la pratique du « Tavy ». Le Programme Environnemental III finance ce projet à hauteur de plus de Ar 1,3 milliards. Cinq entrepreneurs privés, ECOPHI, GERP, MATE, Association Mitsinjo et SAF FJKM, viennent de signer une convention de partenariat avec le ministère de l’Environnement pour sa mise en œuvre dans le cadre de l’approche 3-P.

 Variétés rares ou menacées 

Certains ONG procèdent d’abord à la mise en place d’une pépinière de production de plants d’espèces autochtones avant de les mettre en terre par le biais de leurs paysans partenaires. Les variétés de plantes autochtones utilisées se répartissent en trois catégories. La première constitue des espèces à croissance rapide et faciles à trouver comme le « Harongana », le « Molanga » et l’ « Andrarezina » pouvant être plantées après 3 mois en pépinière. La deuxième est composée des espèces à croissance moyenne dont le « kijy » et le « Ditimena » tandis que la troisième catégorie est formée par les espèces à croissance lente nécessitant 9 mois en pépinière avant de les reboiser. Il s’agit notamment des plantes rares ou menacées comme le « Voamboana », le « Varongy » et le « Zahana ».

 Sécurisation foncière 

Ce projet de reforestation, initié par la Conservation Internationale, permet aussi de capter le carbone qui devient par la suite une autre source de revenu durable pour la population riveraine via le Biocarbone Fund, selon le SG du ministère de l’Environnement, Rakotobe Tovondriaka. L’ANAE et la Circonscription Régionale des Eaux et Forêts assurent le suivi technique de ce projet. Par ailleurs, le Cordonnateur du PE III, Guy Razafindralambo a soulevé que la coordination de plusieurs projets contribue efficacement au développement. C’est pourquoi, le PE III finance à hauteur de 700 000 USD la mise en place de 7 guichets fonciers avec le PNF dans la zone d’intervention de ce projet de restauration pour assurer une sécurisation foncière. 

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7590 du 28 juillet 2008