Le Centre de visite technique d’Alarobia se lance à l’assaut des voitures polluantes. Des taxis-be sont interdits de circulation jusqu’à ce qu’ils soient réparés.
Protection de l’environnement oblige. Les contrôles inopinés menés contre les voitures polluantes sont de plus en plus stricts dans la capitale. Ils touchent les véhicules qui ont du mal à circuler.
« Leur nombre augmente parallèlement à l’extension du parc automobile. Grâce aux descentes inopinées réalisées avec les agents de la police de circulation, beaucoup de voitures ont été saisies, en majorité des taxi-be. Le taux des véhicules pollueurs avoisine jusqu’ici les 30% », explique Gelin Ranedson, chef du Centre de visite technique d’Alarobia.
Réparations exigées
Une pile de dossiers y est empilée, attendant leurs propriétaires.
Depuis que l’arrêté inter-ministériel régissant la lutte contre la pollution automobile a été communiqué, les contrôles sont de plus en plus fréquents. En particulier à Andravoahangy, sur la route des Hydrocarbures et dans les tunnels, comme l’a prescrit l’étude sur la pollution de l’air. La décision satisfait les piétons tananariviens, las de respirer un air malsain.
« Nous disposons de deux appareils de mesure. Quand la voiture est saisie puis réparée, ils lui font passer une contre-visite et jugent si elle peut circuler ou non, en fonction de la fumée qu’elle dégage », ajoute le responsable.
Dans ces conditions, il s’avère plus intéressant pour le propriétaire du véhicule de l’entretenir périodiquement. C’est le cas de Lantoniaina Rakotonjatovo, propriétaire d’un taxi-be de la coopérative KOFIMI sur la ligne suburbaine Itaosy-Ampefiloha.
Les papiers de la voiture ont été confisqués depuis le 24 juin. « Nous avons dû dépenser plus de 150 000 ariary pour réparer l’injecteur, faire la vidange et nettoyer le filtre », souligne-t-il.
En outre, l’interdiction de circuler jusqu’à la réparation de la voiture coûte cher aux véhicules de transport en commun. Ainsi Lantoniaina Rakotonjatovo n’a pu gagner les 45 000 ariary de versement quotidien durant les jours où son taxi-be n’a pu travailler. Etant repassé à la visite technique mercredi, son véhicule a reçu l’autorisation de circuler.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4064 du 25-07-2008