Madagascar entend actuellement développer le tourisme durable. Par rapport aux pays de l’Afrique australe, la Grande Ile est en retard pour l’application de ce concept. Il est en principe à la portée de tous. Le tourisme durable n’est pas forcément une question de « gros sous » et n’a pas forcément besoin de grands investissements mais c’est le geste au quotidien, la pratique journalière de tous qui font le concept. Le tourisme durable veut apporter un plus à l’environnement, à l’économie et aux communautés locales, répondant aux trois piliers du développement durable. L’Office Nationale de l’Environnement (ONE), a déjà publié une liste des indicateurs du tourisme durable pour les hôtels et restaurants. Le but est de créer un système de classification de la durabilité pour ces établissements.

Engagements

Les établissements d’hébergement et de restauration qui souhaitent être classifiés en tant que pratiquant doivent respecter certains engagements : la gestion de l’énergie, la contribution socio-économique, l’aménagement des milieux, la gestion de l’eau, la gestion des déchets, la protection de la faune et de la flore, la mise en place d’une politique de durabilité. Ce sont des exigences à la portée de tous, clients comme hôteliers. Privilégier l’éclairage naturel, utiliser des technologies pour économiser l’énergie pour l’éclairage (extinction automatique des lumières), achat des produits locaux (volailles et légumes, produits laitiers…) sont parmi les conditions à respecter. Le tourisme durable exige aussi le non-gaspillage de l’eau à travers la récupération de l’eau de pluie pour l’arrosage, le nettoyage au balai plutôt qu’à grande eau.

Pérennité

Bref, ce concept fait appel aux attitudes citoyennes et écologiques de tout un chacun. Le tourisme durable est un concept très apprécié par les touristes des pays industrialisés et est très développé surtout en Europe du Nord. Les professionnels du tourisme malgache concentrent principalement leur démarche marketing uniquement sur l’écotourisme, c’est-à-dire sur les parcs nationaux et la biodiversité. Or l’écotourisme ne constitue qu’une facette du tourisme durable, et n’offre pas forcément de pérennité.

Extrait Madagascar Tribune – jeudi 24 juillet 2008