Air France, Good Planet et le WWF s’associent pour lancer un vaste progamme environnemental. 500 000 ha de forêts seront protégées ou restaurées.

La Grande île privilégiée. Madagascar a été choisie par la compagnie Air France pour bénéficier d’un appui financier de cinq millions d’euros en vue de la protection environnementale. La nouvelle a été annoncée officiellement lors d’un séminaire réunissant 200 journalistes du monde entier, le 9 juin de cette année, à Paris.
Le projet entrepris avec l’ONG français Good Planet consiste à lutter contre la déforestation. 500 000 hectares de couverture forestière, au total, seront restaurées ou protégées dans une dizaine de régions de Madagascar. Le WWF sera en charge de la mise en œuvre de ce programme.
«C’est une des contributions les plus élevées faites par le secteur privé en faveur d’une action environnementale», déclare Yann Arthus Bertrand, photographe et fondateur de l’ONG Good Planet. Parmi ses oeuvres les plus connues figure la banque d’images appelée «La terre vue du ciel», montrant sous un angle aérien inédit un portrait de notre planète.
Une dizaine de régions au Nord, à l’Est, au Sud-Est et au Sud-Ouest sont concernées par ce projet. «En fait, ces régions représentent, actuellement, les zones d’activité du WWF», explique Matthieu Tiberghien, responsable du programme Action carbone.
Aires protégées
Le projet touche jusqu’à 500 000 hectares de surface dont 384 000 hectares de forêts humides et 117 000 hectares de forêts épineuses. Il vise à protéger 233 000 hectares de forêts considérées comme de nouvelles aires protegées, 150 000 hectares feront l’objet de transfert de gestion. Par ailleurs, une restauration de la couverture végétale sera entreprise sur 110 000 hectares de forêts dégradées. Au total, ces forêts représentent entre 60 à 70 millions de carbones stockés.
Pour la compagnie Air France, cette action entre dans le cadre de sa démarche volontariste en faveur de la protection environnementale et la lutte contre le changement climatique. Elle anticipe l’implication du transport aérien dans le système européen d’échanges de permis d’émission.
D’ailleurs, une expertise carbone sera entreprise tout au long de ce projet pour pouvoir quantifier d’une manière précise et scientifique le nombre de crédits carbone générés par ce projet. Par ailleurs, Air France, aujourd’hui, est la seule compagnie aérienne à disposer d’un outil permettant de calculer l’émission de carbone par passager pendant un vol.
Il combine à la fois le type d’appareil utilisé, la consommation réelle de carburant ainsi que le nombre de passagers et le poids des bagages.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4060 du 21-07-2008