Madagascar se classe au 1 31ème rang sur 155 pays, en termes d’aisance des promoteurs à investir sur le secteur du tourisme. Toutefois, le tourisme joue un rôle important dans la lutte contre la pauvreté. Dans la grande île, de gros efforts restent à entreprendre pour être au niveau de Maurice ou du Canada.

Pour réussir, il faut valoriser ce qu’on a, améliorer ce qui existe et… négocier. Il ne s’agit pas non plus de brader le pays, il s’agit de construire des poches économiques pérennes. Les zones touristiques peuvent certainement être des pôles efficaces. Toutes les études réalisées sur le tourisme à Madagascar ont un point commun : elles soulignent l’idée selon laquelle l’Etat doit encourager l’investissement.

D’ailleurs, dans l’état actuel des choses, ce qu’il faut, c’est un niveau croissant d’investissement, notamment en ce qui concerne les infrastructures (transport, hébergement) qui demeurent des contraintes majeures pour le secteur. En outre, pour pouvoir être compétitif, nous devrons continuer sur le chemin de la réduction des handicaps structurels et aussi continuer sur celui de la qualité touristique locale.

L’écotourisme pour affronter le revers

Les statistiques du secteur sont néanmoins encourageantes. Les perspectives sont prometteuses. Le tourisme progresse à Madagascar. La volonté de l’Etat de rendre le pays compétitif se fait sentir. Toutefois, la croissance rapide et souvent incontrôlable a aussi des répercussions considérables sur l’environnement et la culture. D’où la nécessité de promouvoir un tourisme durable avec un minimum de coûts. Il faut mettre en valeur les potentialités touristiques tout en préservant l’environnement naturel et les valeurs socioculturelles. Dans cette optique, l’écotourisme semble être la meilleure approche dans ce sens qu’il est compatible au développement durable. Il est capable de concilier le développement économique, la protection de l’environnement et le bien-être des communautés. Bref, le tourisme n’est qu’une des nombreuses pistes de développement potentielles qui existent pour les pays en développement. Il faut l’envisager à la lumière des autres possibilités de réduction de la pauvreté.

Extrait Madagascar Tribune – vendredi 18 juillet 2008