Les Coréens investiront 250 millions de dollars dans la plantation de maïs et de palmier à Madagascar. Le projet apportera 6 500 emplois au pays.
L’entreprise coréenne Daewoo Logistics Corporation se lance dans la plantation de maïs et de palmier à Madagascar. « Le choix de Madagascar s’explique par la similitude du climat avec celui de l’Indonésie où le groupe a déjà travaillé », annonce le président Yong -Nam Ahn. Des études seront entamées dans quatre régions différentes à savoir Diana, Sava, Antsiranana et Toamasina. « Elles dureront six mois », souligne le directeur manager.
Selon la projection, la culture de palmier à huile devra se tenir sur une surface de 50 000 hectares au total.
Huile brute
L’Economic development board of Madagascar (EDBM) travaille en étroite collaboration avec le ministère de la Réforme foncière pour mettre à leur disposition la surperficie requise. La signature de l’accord de partenariat a été faite, mardi, au siège de l’EDBM.
L’huile brute produite, sera mise en vente sur le marché local. « On veut prioriser le marché local, c’est seulement après qu’on exportera la quantité restante », avance toujours le directeur manager. Le besoin mondial en la matière s’élève à 50 millions de tonnes actuellement.
Le montant des investissements devrait atteindre les 250 millions de dollars en cinq ans. Un rendement de six tonnes à l’hectare est attendue après quatre années de production. Par contre, la production de maïs sera prioritairement destinée à l’exportation.
Le coût des investissements pour la filière est estimé à 4 000 dollars à l’hectare. Selon les responsables, la plantation devra être réalisée sur une superficie de 100 000 hectares. Les semences seront importées du Costa Rica et d’Indonésie pour le palmier et de l’Amérique pour le maïs.
En terme de création d’emplois, ce projet devra apporter environ 6 500 emplois. Des formations en Indonésie seront dispensées aux nouvelles recrues locales. Par ailleurs, l’entreprise Daewoo Logistics Corporation entend ériger des écoles et des infrastructures publiques dans les zones d’intervention afin de contribuer au développement social.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4057 du 17-07-2008