Les avions remplis à 100%

Il est en ce moment très difficile de trouver une place libre dans l’un des avions des compagnies aériennes qui assurent la liaison entre Antananarivo ou Nosy-Be avec Paris, la capitale française. L’on apprend de source auprès de l’une de ces entreprises de transport aérien que les vols sont tous complets pour le mois de juillet et celui du mois d’août. Notre source indique que quelques places seront disponibles pour le mois de septembre mais les avions se rempliront à nouveau pour la période d’octobre et novembre.
En période de haute saison, il fallait s’attendre à ce que toutes les places soient prises, nous a indiqué un professionnel du transport aérien. Certaines compagnies aériennes peuvent faire du surbooking à certains moments, ajoute-t-il. Le fait que Madagascar suscite chez les touristes un intérêt particulier a fait que le taux de réservation enregistré auprès des agences de voyage de la place mais aussi, ceux faisant la promotion de la Grande Ile à l’étranger, notamment dans l’Hexagone, a explosé. Les opérateurs touristiques affirment que les campagnes de promotion de la destination Madagascar menées à travers l’Europe, ces dernières années, sont pour quelque chose dans cette montée en puissance de Madagascar sur le plan du tourisme mondial.

Accompagnateur de croissance

Malgré cette croissance du nombre de passagers, tout n’est pas bleu pour les transporteurs aériens, qui, il ne faut pas l’oublier, sont également frappés de plein fouet par la crise pétrolière. Il faut rappeler que toutes les compagnies aériennes ont déjà appliqué, il y a quelques semaines, ce qu’on appelle dans le milieu, la surtaxe carburant. Ce coût supplémentaire appliqué sur le tarif des billets d’avion peut aller jusqu’à 10 euros pour les vols long courrier. Mais les responsables des compagnies assurent que ce surcoût diminuera au fur et à mesure que les cours du baril de pétrole baissent et se stabilisent sur une période plus ou moins longue.
Mais qu’il y ait hausse du prix du kérosène ou que les cours du baril baisse, les compagnies aériennes n’auront pas le choix mais continueront à tourner. Faut-il noter que ces opérateurs sont ce que l’on appelle des accompagnateurs de croissance. Ceci dit, ils fonctionnent au rythme de la croissance des secteurs économiques tel celui du tourisme, le business…

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7573 du 08 Juillet 2008