L’exposition organisée par l’Archive Nationale dans le cadre des journées des archives qui viennent de se terminer hier a mis en évidence les diverses documentations sur les mines malgaches. L’exposition a démontré une fois de plus que le sous-sol malgache est très riche, documents d’archives à l’appui. Il y a des richesses minières connues de tous, il y en a certaines méconnues du grand public.

Aussi, la recherche pétrolière a ainsi débuté au début du XXe siècle dès 1903. Si les Français ont été les premiers à s’y intéresser, colonisation oblige, les Anglais et les Américains n’étaient pas en reste respectivement vers 1909 et 1913. Les indices pétroliers ont déjà été découverts du côté du bassin d’Antsiranana, de Mahajanga et de Morondava. Les actuelles exploitations pétrolières se trouvent dans ces mêmes zones.

Le charbon de Sakoa également a été découvert en 1906 et l’exportation a débuté en 1924.

Les pierres précieuses comme le béryl ont toujours fait l’objet de toutes les convoitises. 6276 tonnes de béryl sont sorties de la seule région de Miandrivazo entre 1949 et 1963.

Le platine est une des richesses minières de Madagascar dont on ne parle pas beaucoup. Pourtant il existe bel et bien dans le sous-sol malgache. Le platine est un métal rare au prix très élevé classé parmi les métaux précieux Officiellement, entre 1909 et 1911, la Grande île a fait sortir 459 gr de ce métal très rare. Pourtant, les géologues estiment que plusieurs régions sont susceptibles de receler du platine en l’occurrence Manatsatrana (Fénérive), Ambodivolafotsy (Anosibe), Ambodibonara (Vatomandry), Ambatompotsy (Moramanga) Tsaratanàna, Antanambao Manampotsy et à l’Ouest de Taolagnaro.

Sinon, l’archive nationale a mis en évidence les autres produits miniers qui font la réputation de la Grande île, cuivre, fer, marbre, or, calcaire, argent, amiante, bauxite, grenat…

Extrait Madagascar Tribune – vendredi 4 juillet 2008