L’eau se fait rare dans la partie Sud de l’île, surtout en cette saison hivernale où la sécheresse est plus que ressentie. Dans la commune rurale de Sampona, Ambovombe, selon le maire, le seau de 10 litres revient actuellement à Ar 500. Le besoin de chaque famille est de 5 à 10 litres par jour, rien que pour l’eau potable. Soit Ar 2.500 à Ar 5.000. A cela s’ajoutent les prix du riz et d’autres PPN. La majorité de la population appartiennent pourtant à la catégorie les plus défavorisées. Et c’est justement dans ce sens que Marie Vaosy, habitante de la commune de Sampona, a mis en exergue ces problèmes auxquels font face les habitants : « Nous avons du mal à trouver de l’eau potable. Chaque jour, nous sommes obligés de faire la queue pour acheter de l’eau. D’autant plus qu’un seau d’eau coûte Ar 500 alors que nous ne disposons pas de revenus mensuels ou hebdomadaires fixes, nous nous efforçons d’en trouver chaque jour que le bon Dieu fait ».

Et d’ajouter : « Pour économiser l’eau autant que possible, nous consommons du manioc pour la simple raison que ce produit de subsistance ne demande pas beaucoup d’eau pour la cuisson ». Ces problèmes perdurent toute l’année pour l’ensemble de la population à l’exception de ceux qui possèdent des puits ou ceux qui ont la chance d’en faire de réserves durant la période de pluie. Des réserves revendues à Ar 300 le seau en temps voulu par ces … propriétaires. Pour la énième fois, le maire de Sampona a fait appel aux autorités pour qu’elles fassent le nécessaire dans les meilleurs délais pour venir en aide à cette pauvre communauté qui se débat dans des difficultés socio-économiques sérieuses.

Extrait Madagascar Tribune – lundi 30 juin 2008