En voie de disparition, 80% des langues nationales des pays en voie de développement ne sont plus parlées au profit des langues étrangères. Les 20% restantes sont à ménager de manière à ce que la langue nationale ne disparaisse à jamais. « Ces chiffres de l’Unesco sont alarmants », selon le vice-président de l’Académie Nationale Malagasy, Gabriel Ramalanjaona. « À Madagascar, souligne-t-il, plusieurs personnes semblent bien parler la langue malagasy, sans pour autant se rendre compte des erreurs commises, notamment au niveau de la grammaire. Idem pour ceux qui présentent leurs exposés et qui devraient maîtriser la langue. Et ce n’est pas par inadvertance mais vraiment parce qu’on n’y prête pas beaucoup d’attention. Or, la langue malagasy est celle qui devrait garantir, aussi bien notre éducation que notre réussite », précise encore l’académicien.

28 nouveaux membres

Le vice-président de l’Académie a ainsi souligné « l’importance du rôle des éducateurs, des leaders ou d’autres personnes qui exercent une influence sur leur entourage. », D’où le programme qui va incessamment se tenir pour réunir ces personnes sur l’importance de la promotion de la langue malgache. Dans le cadre de la promotion des langues, notamment la nôtre, une conférence se tient à l’Académie Nationale Malagasy tous les jeudis. Le premier jeudi du mois, le sujet de la conférence tourne autour de la langue et des arts. Le deuxième jeudi du mois sur la science morale et la politique. Le thème pour le troisième jeudi du mois est axé sur la science fondamentale et la science appliquée, et le dernier jeudi du mois, sur l’un de ces sujets ou sur tous. Effectivement, des efforts restent à déployer pour inverser la tendance en termes de langue. 28 nouveaux membres viennent de s’ajouter aux anciens membres de l’Académie, mardi dernier.

Extrait Madagascar Tribune – samedi 28 juin 2008