Traditionnellement, la fête de l’Indépendance est toujours marquée par une retraite aux flambeaux à la veille du jour J. Marie Laurence Raharisoa, mère de deux enfants, livre son opinion.

Madagascar Tribune : Pour vous, que signifient les « arendrina » (lampion) que nos enfants portent toujours lors de la célébration de la fête de l’Indépendance ?

- Marie Laurence Raharisoa : Je vous livre mon opinion personnelle qui n’engage que moi. Le port des « arendrina », c’est juste pour marquer l’événement, pour exprimer nos joies, notre allégresse. Nous célébrerons après-demain (Ndlr : demain) le retour de l’Indépendance du pays. Cela se fête. Et la flamme qui illumine le petit récipient est un symbole de victoire. Retrouver son Indépendance est une victoire bien qu’il s’agisse une victoire symbolique.

Vos enfants connaissent-ils cet esprit de la retraite aux flambeaux ?

- Quand ils étaient encore gamins je le leur ai appris. Je crois qu’ils l’ont encore retenu. Je ne sais pas si à l’école, on leur explique la signification des lampions ou arendrina. A mon avis, les enseignants devraient apporter des explications à ce sujet.

Chez nous, ce n’est que lors de la célébration de la fête nationale que les lampions apparaîssent. Pourquoi ?

- C’est évident. Il n’y a qu’une seule date pour célébrer le retour de l’Indépendance. C’est la date du 26 juin. Traditionnellement, le lampion est associé à cet événement. Je profite de cette occasion pour dire que le jour de Noël, les communautés hispaniques en Espagne ont l’habitude de mettre des bougies ou des lumières de thé dans de petits sacs en papier blanc, connus sous le nom de luminaria ou farolitos.

Je reviens à la fête de l’Indépendance. Comment la célébrez-vous ?

- Mes enfants vont partir à Fandriana où habite leur grand-mère. Je ne les rejoindrai que le jeudi ou vendredi. Là-bas, ils s’amuseront avec des pétards que j’ai achetés ici à Antananarivo.

Quel menu préparerez-vous le jour de la fête ?

- Comme nous serons à Fandriana, le menu prévu sera la viande de porc. Si nous étions restés chez nous à Antananarivo, cela aurait été toujours le plat habituel.

Extrait Madagascar Tribune – mercredi 25 juin 2008