Par les temps qui courent, marqués indiscutablement par la cherté du coût de la vie, tous les moyens sont utilisés pour assurer la… survie. C’est le cas de le dire à propos de Ramiarantsoa Daneny, 55 ans, habitant au village d’Ivoambe, Fianarantsoa I. Interview.

Madagascar Tribune : Que faites-vous dans la vie ?

- Ramiarantsoa Daneny : Je suis divorcée depuis cinq ans et je m’occupe de mes trois enfants de bas-âge.

Une situation qui m’oblige à chercher et trouver les moyens de notre survie. Voilà pourquoi, je me suis lancée depuis quelques temps dans la vente des œufs provenant de mon élevage de canards chez nous à Ivoambe. Je vends à peine 4 à 5 œufs par jour, à raison d’Ar 200 l’unité, mais cela dépend de la fréquence des pontes.

Cette recette journalière vous est-elle suffisante compte tenu de la cherté de la vie ?

- Absolument pas ! Mais il vaut mieux peu que rien, dit-on (Aleo mihinan-kely toy izay mandry fotsy). Parallèlement à ce petit métier, je vends également du riz en kapoaka. Ce qui me permet de dégager un bénéfice d’Ar 40 par kapoaka. Ce qui fait par jour un revenu global de quelque Ar 3.000, juste pour subvenir aux dépenses scolaires, vestimentaires et alimentaires. Je ne parle pas des médicaments en cas de maladie. Mais quoi qu’il en soit, je m’efforce d’étendre l’agriculture et l’élevage, ne serait-ce que pour compléter ce maigre revenu.

• Que dire de votre vision pour l’avenir ?

- Je laisse l’avenir à la providence divine. Car la situation dans laquelle je me trouve est tout à fait précaire, surtout dans un petit village comme Ivoambe.

Extrait Madagascar Tribune – lundi 23 juin 2008