Père Pedro Opeka. En ce début du mois de juin, mois dédié à l’enfance, le bâtisseur du centre Akamasoa à Andralanitra lance un appel à des actions communes en faveur des enfants et de la société.  

«Nous ne  construisons pas notre développement en laissant les pauvres et particulièrement, les enfants dans l’exclusion ! Faisons véritablement vivre le Fihavànana. Parce que l’avenir sera dans les mains de nos enfants. Occupons-nous d’eux matériellement, intellectuellement et spirituellement ». C’est le message du père Pedro Opeka, fondateur du centre Akamasoa à Andralanitra, en ce début du mois de l’enfance. Pour l’occasion, cet apôtre des plus démunis invite les autorités publiques et toutes les composantes de la société civile à conclure un pacte pour agir solidairement contre la pauvreté. Ce pacte concernerait deux volets particuliers. Il s’agit, d’une part, de la programmation d’une aide financière publique (nationale et internationale) et privée, destinée aux ONG humanitaires agréées, qui seront tenues à des obligations de résultats. Et d’autre part, de la mise en œuvre, à travers les médias, les écoles, les centres, culturels et sportifs, d’un programme national d’éducation morale et de citoyenneté des adolescents. « Il faut que les adolescents prennent conscience des conséquences d’une sexualité irresponsable pour leur propre vie et celle de leurs enfants mis au monde sans amour et sans avenir », estime le père Pedro Opeka.

« Chacun peut agir dans son quartier et tous ensemble, – Etat, familles, ONG, églises, décideurs économiques, – agissons dans tout le pays. Ce n’est pas un rêve ! Nous pouvons mettre en œuvre cette résolution du Conseil du gouvernement adoptée le 31 mai 2005 : «Ensemble, assurons les droits de chaque enfant à la nutrition, à la santé, à l’éducation et à la protection ». Cela n’arrivera pas tout seul. Cela nécessite des sacrifices et des efforts. C’est possible si nous le voulons », croit dur comme fer le bâtisseur du village d’Andralanitra où plus de 300 000 personnes essaient de gagner dignement leur vie.

 

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7543 du 2 juin 2008