Le fondateur de l’association Akamasoa parle du système de sécurité dans le site.

Cette infiltration produite à l’Akamasoa implique-t-elle des gens du site ?
– Une personne de l’intérieur donne des renseignements sur les habitudes de nos gardiens. Mais les voleurs viennent d’ailleurs. C’est exact, de menus larcins existent bel et bien ici pendant la journée, lorsque les gens vont au travail. En tout cas, il est ignoble de voler au plus pauvre et à celui qui lutte contre la pauvreté.

Que pourrait être la motivation ?
– Sans écarter un certain laisser-aller, les malfaiteurs possèdent une intuition particulière à commettre leurs actes en toute impunité. Les voleurs peuvent être aussi des jeunes désœuvrés, s’adonnant à la drogue.

Que faut-il faire ?
– Pour remédier ce mal, il faut une politique de dissuasion en encadrant les jeunes dans les villes ou dans les quartiers rouges. Il faut revenir à la sagesse dictée par l’adage « Ny fanahy no mahaolona ».

Avez-vous un système de sécurité au sein du village d’Akamasoa ?
– Nous disposons de trois postes avancés, et d’un poste de police, abandonné depuis trois mois. Une garde fixe, d’une quarantaine de personnes, veille aussi chaque jour à notre sécurité. Il existe également un pacte social de la sécurité régissant notre communauté.

Que stipule ce « dina » ?
– Celui qui enfreint aux règles est sanctionné. Ainsi, le voleur est puni. Mais, il faut faire face à la violence pour le bien de la communauté. Pour cela, ma présence est dissuasive avec l’amour et la foi que j’ai pour ces gens- là.

Quelles dispositions avez-vous prises après ces cambriolages ?
Les responsables de notre communauté repèrent ceux qui ne travaillent pas, les clandestins qui ne font pas partie de notre village. Avant, la violence ont regné à Akamasoa et ses environs. Ce n’est plus le cas depuis notre installation dans cette partie est de Tana.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4017 du 29-05-2008