La crise alimentaire mobilise tous les partenaires techniques et financiers de Madagascar. Une vaste réunion, à laquelle ont pris part les représentants de diverses institutions internationales, comme la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), l’Organisme des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) et la Banque africaine de développement (BAD).
A l’ordre du jour : discussion sur l’application d’un plan à très court terme pour intensifier la culture de contre-saison. Le projet a un coût estimatif de 45 millions de dollars. La réunion a abouti à la signature d’un accord de principe entre toutes les parties prenantes. Les bailleurs de fonds se sont engagés à assurer une partie du financement par la mobilisation de ressources issues des autres projets en cours.
«Après cet accord de principe, une autre rencontre aura lieu prochainement pour discuter de l’aspect opérationnel», explique Panja Ramanoelina, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche.
La campagne de contre-saison s’étale du mois de mai à décembre. L’objectif du plan consiste à la pratiquer sur une superficie de 70 500 ha dans 14 régions cibles. Ces dernières devront être des zones ayant un climat adapté à ce type de culture, comme le Menabe ou le Boeny.
Sur la base d’un rendement moyen de 2 à 2,5 tonnes à l’hectare, une production supplémentaire de 255 000 t de paddy soit 200 000 t de riz blanc devrait être obtenue grâce au plan. Ce qui équivaut à l’importation annuelle de Madagascar. Sept cents agents vulgarisateurs seront mobilisés pour inciter les paysans à la double culture.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4016 du 28-05-2008