Bien avant l’indépendance de Madagascar, la forêt d’Ambre a déjà fait l’objet de beaucoup d’attentions de la part de l’administration coloniale. En effet,  dès 1958, le  Parc National de la Montagne d’Ambre est placé sous la gestion de la direction des Eaux et Forêts, par le biais du triage Forestier SPEF d’Antsiranana.
Avec l’avènement du PCDI Montagne d’Ambre en 1991, lors du Programme Environnemental 1(PE1), la gestion du Parc National a connu des phases successives : dans un premier temps, elle a été gérée conjointement par la DEF et le WWF, avant d’être placée sous la responsabilité entière du WWF. Le parc fut placé ensuite sous la gestion de l’ANGAP, durant le PE2. A partir du transfert, qui a débuté le mois de juillet 1997, le Parc national de la Montagne d’Ambre est géré directement par l’ANGAP (Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées) et devient une unité de gestion à  part entière, ayant son bureau à  la Commune Rurale de Joffreville, District Diégo II, Région DIANA.
Le Parc National de la Montagne d’Ambre a été créé le 28 octobre 1958, suivant le décret 58-07. Il a une superficie de 23 010ha dont 18 200ha de Parc national et 4 810 ha de  réserve spéciale. Le domaine forestier fait 79 509ha avec 13 bassins versants de 405 000 ha et compte un réseau hydrographique de  52 cours d’eau. C’est le premier Parc national à  Madagascar. La Montagne d’Ambre est entourée de 12 communes rurales avec 40 000 habitants dont 51 % d’hommes et 49 % de femmes  répartis dans 38 villages. 


Biodiversité


Ce parc a une faune très riche et variée. On y trouve 19 espèces de mammifères parmi lesquels les plus petits caméléons et lémuriens de la planète. On y trouve également 15 espèces de serpents, 11 espèces de caméléons ; 23 espèces de lézards ; 77 espèces d’oiseaux ; 7 espèces de primates ; 49 espèces de reptiles ; 24 espèces d’amphibiens et 1 020 espèces de plantes avec taux d’endémicité évalué à plus de 75%.
La Montagne d’Ambre joue un rôle très important pour la région Diana, car c’est le seul espace réduit de la région où la concentration interne de diversité de faune et de flore est très élevée. En outre l’approvisionnement domestique et industriel en eau pour la ville d’Antsiranana est géré par un central de la JIRAMA installé sur la rivière Besokatra, à proximité du village de Joffreville. Le réseau hydrographique permet à  la ville d’Antsiranana d’avoir plus de 50 000 000m3/an d’eau potable. Elle est aussi un levier économique de la région Diana à  travers la création d’emplois dans le domaine de l’écotourisme (métier de guidage pour les jeunes locaux ; Tour Opérator ; Hôtelier ; Artisan ; Transport). La Montagne d’Ambre est considérée comme un laboratoire vivant pour les chercheurs et est aussi un lieu de détente.

  Information sur les visiteurs pendant les 5 dernières années  

Année Etrangers Nationaux Total
2003 3399 2857 6256
2004 4904 2916 7820
2005 6803 3302 10105
2006 6897 3752 10649
2007 9385 3436 12821
Total 31 388 16 263 47 651

 Les nationalités les plus importantes ayant visité le parc durant  les deux dernières années sont les Français, les Italiens ; puis, les Anglais et les Allemands.

Le Parc National de la Montagne d’Ambre est de plus en plus une destination intéressante  à en croire les statistiques de ces deux dernières années. Pour conserver la biodiversité du Parc de la Montagne d’Ambre, l’ANGAP se dépense dans un lobbying au niveau des responsables des services déconcentrés de la région, tels les notables, médias, les autorités religieuses et les partenaires locaux, afin de mobiliser les dirigeants de la région Diana.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7533 du 21 mai 2008