La Grande île figure dans la liste des pays qui sera touchée par le tsunami silencieux qu’est la crise alimentaire mondiale. Les institutions internationales notamment le FMI (Fonds Monétaire International) et la FAO incluent Madagascar dans la liste des trente premiers pays qui risquent fort d’affronter une grave crise alimentaire. Raison pour laquelle, le FMI a inclu Madagascar dans la liste des premiers pays africains, avec le Mali et le Cameroun, qui va bénéficier d’une augmentation de prêts. Cette rallonge est destinée à couvrir les coûts associés à la hausse des prix des denrées alimentaires selon le FMI. La Fao pour sa part indique dans ses dernières estimations que des crises alimentaires persistent dans 33 pays à travers le monde en dépit de l’amélioration des disponibilités alimentaires dans bon nombre de pays suite aux récoltes céréalières record ou abondantes rentrées en 2006.

A Madagascar, la situation de la sécurité alimentaire est délicate dans le Sud du fait de la sécheresse qui a sévi pendant la dernière campagne et du temps sec et des graves inondations en certains endroits au cours de la présente campagne.

En tout cas, dans cette perspective de crise alimentaire, il ne faut pas non plus négliger les conséquences des enclavements de certaines parties de l’île, surtout en période de pluies.

Dans le même ordre d’idée, il faut s’interroger sur la compréhension de la crise alimentaire par les autres populations des autres pays. Du côté des Américains moyens voire plus, il y a suffisamment de nourritures dans le monde ; c’est la distribution et les politiques qui font et entretiennent cette crise. Et c’est dommage voire criminel, avouent-ils.

Extrait Madagascar Tribune – samedi 17 mai 2008