L’eau existe dans le Sud de Madagascar ! Une vérité qui paraît dérisoire, compte tenu des thèses retenues jusqu’ici qui font que le Sud attend la manne pour avoir une vie « normale ». En réalité, d’autres thèses avancent, non sans preuves ou études, que l’eau existe bel et bien, qu’elle est exploitable et attend d’être exploitée, mais seulement avec l’effectivité de la volonté politique.

  • Depuis l’ère des temps

Bien avant la deuxième guerre mondiale, l’ingénieur français Vallus présente les résultats de ses études en 1938. D’une altitude de 1915 mètres, la montagne de Beampingaratse, à l’est d’Esira, au nord de Ranomafana, est prête à arroser tout l’Androy, la sauvant de la désertification. Ceci en faisant basculer l’eau d’irrigation de la cime de la montagne. Ainsi, dès 1938, cet ingénieur a effectué des tournées de prospection en étudiant les cours d’eau, fleuves et rivières. La source commune des six fleuves et rivières (Mandrare, Manampanihy, Ifaho, Itarantsy, Mananara et Manambolo) qui jalonnent les chaînes de montagnes d’Andohaela, surgit à un seul endroit, la cime de Beampingaratse.

A cause de la « crise » de 1972, et malgré le déblocage de 22 millions fmg pour mettre en œuvre cette démarche d’irrigation, mais aussi même si le budget de l’Etat a peaufiné une somme de 300.000 fmg pour ce faire, le projet d’irrigation à partir d’Itarantsy a pris fin.

De même, l’irrigation à partir de Menarandra a été évoquée en 1976. Le forage n’est pas la bonne solution sur un terrain sédimentaire. Or Menarandra se trouve à une altitude beaucoup plus basse par rapport à Beampingaratse.

  • « Pour le salut du peuple »

Tous ces dossiers, archives de la Direction du génie rural, ont été présentés par l’ancien sénateur Mara David, durant son mandat. Avant de quitter la Maison de Verre d’Anosikely, il a tenu à réitérer sa volonté d’appuyer le gouvernement pour aller dans ce sens. « Que le salut du peuple soit la suprême loi », avait-il conclu.

Extrait Madagascar Tribune – mardi 6 mai 2008