Dispensaire de l’Ecar à Antanimena. La malnutrition, les stress quotidiens, la pollution sont autant de problèmes de santé qu’on peut traiter avec cette algue marine.

« Guérison rapide des maladies infectieuses ; disparition des symptômes répétitifs chez les mêmes individus ; amélioration des rendements scolaires des jeunes ; correction des troubles hormonaux et leurs conséquences ; arrêt facile du tabac et de l’alcool ; amélioration de l’état général des enfants, des personnes âgées, des atteints de maladies chroniques, des obèses et de tous les mal portant ». Ce sont, entre autres, les bienfaits de la spiruline d’après les conclusions des études de deux ans, menées au dispensaire de l’Ecar à Antanimena, par le docteur Séraphine Fernand Feziny.

Très impressionné par la richesse de la composition de cette algue marine, dont il a d’ailleurs bien étudié le rôle des composants, ce médecin biologiste a révisé à la hausse le nombre de patients qu’il traite avec la spiruline. De 3 cas par jour vers le début de l’année 2006, à 30 cas par jour, en moyenne, en mars 2008. La prescription était systématique à tous les patients souffrant de malnutrition, de stress quotidien et surtout de pollution.

« Ce dispensaire catholique est actuellement considéré par les habitants d’Antananarivo comme un centre de traitement à la spiruline », indique-t-il. Ce médecin participe, depuis hier, au colloque international sur la spiruline, qui se tient à Toliara. Il y présente principalement le suivi des différents cas de maladies, en prenant la situation d’Antananarivo sur le thème : « évaluation de l’efficacité de la spiruline ».

Pour  le Dr Séraphine Fernand Feziny, « la spiruline est l’aliment du salut pour la population malgache dont le problème de santé repose essentiellement sur la malnutrition ». Il déplore toutefois l’insuffisance de la production et le coût inaccessible, surtout aux couches les plus vulnérables, de la spiruline.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7516 du 29 avril 2008