Le paludisme demeure une des maladies qui tuent le plus à Madagascar. La célébration de la Journée mondiale du paludisme se tient, aujourd’hui, dans la région Alaotra Mangoro.
Presque la totalité des vingt-deux régions de Madagascar abritent un foyer de paludisme. 700 000 personnes en consultation externe des Centres de santé de base (CSB) dans tout Madagascar meurent du paludisme simple, selon le rapport du ministère de la santé, du planning familial et de la protection sociale (MSPFPS) de l’année dernière.
Les personnes de plus de vingt-cinq ans sont les plus exposées s’élevant à près de 200 000 contre 100 000 pour les enfants de moins de un an. L’état s’est engagé à lutter contre le paludisme depuis 1998 en adoptant une stratégie nationale.
17 millions de dollars
Le don de moustiquaires imprégnées d’insecticide, aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans, ainsi que la distribution de chloroquine dans les CSB ont été très répandus ces deux dernières années. Le ministre de la santé Jean Louis Robinson déclare que le taux de prévalence du paludisme à Madagascar tend à diminuer ces trois dernières années.
Depuis 2005, le gouvernement malgache a bénéficié du programme présidentiel américain. Madagascar a été parmi les quinze pays africains qui se sont engagés à réduire de moitié les décès liés au paludisme. Cette année, une enveloppe estimée à 17 millions de dollars est allouée au MSPFPS pour lutter contre cette maladie.
La région Est demeure la plus vulnérable suivie par celle d’Atsimo. Les Hautes terres ne sont pas épargnées malgré un taux relativement faible. Cette année, le MSPFPS a choisi de célébrer la journée mondiale du paludisme à Ambatondrazaka, au stade Rasolonjatovo. Le docteur Rolland Robinson, directeur de la lutte contre les maladies transmissibles, souligne que la recrudescence du paludisme est à craindre après le passage du cyclone Ivan. La sensibilisation de la population à assainir les alentours de leurs lieux d’habitation est l’un des messages essentiels à transmettre, ce jour. Des milliers de moustiquaires ainsi que des tests rapides de diagnostic sont prévus.

Extrait l’Express de Magadascar – Edition n° 3990 du 25-04-2008